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En parlant de labneh…

En parlant de labneh… Dans la première publication de ce blogue (merci de m’avoir lu!), je vous ai raconté notre petit saut dans un village druze du Golan, où ma fille Arielle et moi avons dégusté le délicieux fromage labneh local, accompagné d’olives. Le labneh est un fromage frais omniprésent dans la cuisine du Moyen-Orient, c’est l’ingrédient quotidien de tous, enfants et adultes. Quoi de mieux pour un petit déjeuner qu’un morceau de pain, du labneh avec un filet d’huile, des olives, un concombre et une tomate. Si c’est la saison des avocats, alors là, le bonheur est total.

Bienvenue au petit déjeuner israélien.

Quand je suis arrivé chez mon neveu Dotan après un périple dont je vous parlerai à une autre occasion, j’ai tout de suite remarqué le torchon accroché au robinet, suspendu au-dessus de l’évier, d’où s’égouttait lentement un liquide blanchâtre.

Ça m’a fait penser à la relation que mon frère, père de Dotan, et moi-même, avions avec le labneh. Qui sait, peut-être parce qu’il nous rappelait le « twarozek » polonais, fabriqué de manière semblable. Dans les maisons du Moyen-Orient comme dans les maisons polonaises, on trouve souvent un coton à fromage accroché au-dessus d’un évier!

Quand mon frère était vivant, nous avions l’habitude, lors de mes visites en Israël, de nous rendre à Kvar Touba, un village arabe collé sur son kibboutz. Mon frère Andrzej avait beaucoup d’amis dans ce village. A quelques occasions, nous avons été invités chez le mufti et nous repartions avec une bonne quantité de labneh, tout juste fait par sa femme.

Il m’est déjà arrivé par la suite de me rendre dans ce village à la recherche de ce labneh.

C’est donc avec un sourire rempli de souvenirs que je regarde le labneh que Dotan me prépare pour mon premier petit-déjeuner israélien.

Manifestement, Dotan avait déjà goûté, lui aussi, au labneh du mufti!

Le lendemain matin, le labneh était prêt, les tomates et les concombres étaient bien tranchés, l’avocat était servi avec un citron que nous avions cueilli une minute plus tôt dans le jardin, et nous nous sommes tous régalés. Les enfants de Dotan mangeaient le labneh avec leurs doigts, et Arielle, qui ne déjeune pas souvent à la maison, a dévoré son repas. Pas étonnant qu’elle n’ait pas sauté un seul petit déjeuner pendant notre voyage!

Vous n’avez pas besoin d’aller au bout du monde pour trouver du bon labneh. Vous pouvez faire votre propre labneh, chez vous, à la maison. J’ai d’ailleurs préparé du labneh en public lors de la Journée de la lenteur l’an dernier, au parc Lafontaine. Ça ne prend pas grand chose, surtout un yaourt bien gras et un peu de patience.

Voici la recette...

Ingrédients :

  • Coton à fromage
  • 750 grammes de yaourt de type balkan, 6% et plus
  • Une pincée de sel
  • Huile d’olive

Placez le coton à fromage dans un bol. Versez le yaourt dans le coton, ajoutez le sel, nouez le coton pour bien enfermer le yaourt et accrochez-le au-dessus du bol.

Il ne reste plus qu’à attendre. Une douzaine d’heures plus tard le fromage, ou labneh, sera prêt.

Vous pouvez rouler la boule de fromage dans des épices comme du zatar, du cumin ou ce qui vous plaira, ou le laisser tel quel, le placer dans un récipient couvert et le couvrir d’huile d’olive.

Le labneh est très polyvalent. Il peut accompagner des dattes, figues, confitures et même, dans une fusion culturelle, vous remplacer le filet d’huile par un filet de sirop d’érable.

Il est aussi excellent comme trempette avec une autre de mes spécialités : les pita chips… Bon appétit!